48ème parallèle
Chorégraphies pour longues distances

conception  Sylvain Prunenec
artiste vidéaste Sophie Laly
création sonore Ryan Kernoa
production Association du 48
production, conseil Ryan Kernoa
co-production Théâtre Louis Aragon – Tremblay-en-France (93) | Format – Lieu de fabrique à Aubenas (07)
avec le soutien de FAR WEST – Résidences d’artiste à Penmarch (29) | Institut Français de Russie


48ème parallèle fait suite à une traversée du continent eurasien entreprise par Sylvain Prunenec, entre avril et octobre 2019, depuis la pointe du Raz en Bretagne jusqu’à l’ile de Sakhaline en Russie extrême-orientale, avec comme ligne guide le 48e parallèle nord.

Accompagné de deux métronomes, il danse sur des places publiques des villes parcourues : Quimper, Colmar, Munich, Odessa, Samara, Irkoutsk, Oulan Bator, Komsomolsk-sur-l’Amour… Il marche dans la nature, se frotte littéralement à la végétation, à la terre, à la roche, aux éléments, aux insectes.

Sophie Laly, vidéaste, le rejoint à trois reprises. Elle filme des marches et des danses dans des paysages. Ryan Kernoa les rejoint à Sakhaline pour capter une série de sons qui complèteront les matériaux – vidéographique, chorégraphique, textuel – collectés durant ce périple.

Ce voyage n’est pas un tour du monde, c’est la traversée d’un continent (à pied, en bus ou en train) d’un océan à l’autre, en suivant les dénivellations de la surface terrestre, par les forêts, les fleuves et les monts. C’est la traversée d’un immense territoire que Sylvain Prunenec a choisi pour questionner sa pratique, et au contact d’autres cultures, d’autres gens, interroger ce qu’il est, et se réinventer.

48ème parallèle est un spectacle dans lequel images, sons, danses et mots se combinent pour réactualiser et réinventer le parcours du danseur-voyageur. Le rapport brut à la nature, aux langues des pays traversés, une perception du temps extrêmement changeante, sont les notions sur lesquelles s’appuie le récit « parlé-dansé » de la traversée.

Prévu en partie en extérieur (parc, jardin, espace urbain) et en intérieur (plateau, lieu d’exposition…), les moyens techniques et les procédés de composition sont élémentaires. Chaque élément est proposé comme en lui-même : un son est un son, un geste est un geste. Pourtant, par la friction organisée entre eux, un espace poétique s’ouvre, plus grand que celui de l’expérience individuelle, plus riche qu’un souvenir personnel.

Il faudrait arriver à faire sentir la valeur mobile de l’écart entre les choses, entre les villes, entre les gens, entre les langues, entre un mot et un geste, entre un bonjour et un au revoir… Des distances élastiques, des durées subjectives, qui s’écourtent ou s’allongent, s’approfondissent ou se resserrent, selon nos humeurs, selon la latitude ou selon d’autres critères que peut-être seules des constellations cosmiques éloignées pourraient dévoiler.

48ème parallèle – Extensions

D’autres formes accompagnent le spectacle : une installation vidéo de Sophie Laly intitulée Notre île, ton île, mon île ; des promenades ou randonnées avec des habitants ; les Danses métronomiques dans l’espace public.

Dossier de présentation à télécharger ici


PRESSE

Danse. Une traversée sur le 48ème parallèle, Le Télégramme (article paru le 02/05/2019)

Французский артист балета устроил перфоманс в сквере Высоцкого, Samarskaya Gazeta (article paru le 21/07/19)


VIDÉOS

48ème parallèle – BAKOU (Azerbaïdjan)


© Sophie Laly

48ème parallèle – ODESSA (Ukraine)


© Sophie Laly