Être milieu des milieux
Un projet corps, danse et paysage in situ - Création 2021
© Sophie Laly
Un projet Danse-corps-paysage In Situ
Dans le cadre de l'appel à projet Corps Espaces Sensibles du département du Morbihan

Chorégraphie, danse, textes Sylvain Prunenec
Vidéo Sophie Laly
Espace sonore et musique Ryan Kernoa 

Production Association du 48
Co-production
Domaine de Kerguéhennec / Conseil départemental du Morbihan
LA GRANDE BOUTIQUE - Centre des créations des musiques populaires en Bretagne intérieure
TRIO...S - Théâtre du Blavet, scène de territoire pour les arts de la piste
Danse à tous les étages, scène de territoire danse
Le Canal, Théâtre du Pays de Redon, Scène conventionnée d’intérêt national
Le département du Morbihan

Être milieu des milieux, c’est d’abord une immersion et une exploration dans les espaces naturels sensibles du Morbihan en privilégiant ceux que la nature a situés aux confins de deux ou plusieurs milieux : les zones frontalières changeantes ou troubles entre le maritime et le terrestre, entre l’eau douce et l’eau salée, entre l’asséché et le détrempé, entre le fluvial et la terre ferme, entre la roche et le sol tourbeux.

Prendre le temps en y marchant, en s’y arrêtant, en y dormant, de découvrir, d’écouter ces territoires « limites ». En prélever des sons, des impressions, des images.

Rencontrer des personnes qui y vivent, y travaillent, ou qui sont en charge de leur préservation. Discuter, essayer de comprendre ce qui habite ces endroits particuliers : les dynamiques naturelles – géologiques, météorologiques – qui les ont créés, la domestication éventuellement opérée par l’homme, mais aussi les transformations auxquels le réchauffement climatique ou la pollution les confrontent.

Ces zones entre deux milieux sont elles-mêmes milieux : estran, palud, marais, bord de rivière… Non pas tant parce qu’elles seraient au centre, à égale distance de l’un et d’un autre, mais parce que prises entre terre et océan, entre roche et vent, entre submersion et assèchement, entre rive et eau vive – c’est à dire entre deux éléments, ou forces qui s’opposent – elles se constituent en biotopes singuliers qui font liens, ou qui font poches, passages, franges…

Si un paysage peut apparaître parfois comme le reflet d’une âme humaine, peut-être ces zones « intermédiaires » reflètent-elles une conception de la nature humaine fondée sur la porosité – c’est à dire la capacité à être constamment modifiée, constituée même, par la présence de l’autre ; et à trouver dans l’autre une raison de sa présence propre et une nécessité de l’émergence de son geste, d’une intention. Une nature humaine où l’identité se fonde moins sur des certitudes de ce que nous sommes, que sur l’évidence de l’expérience qui s’offre à nous, nous élève, nous transforme et nous pousse à aller un peu plus loin, de l’avant.

Calendrier

Résidence: Juillet/Août/ Septembre 2020

Création: Juin 2021

Diffusion: Juin/ Septembre 2021

Projet d’éducation artistique et culturelle: Saison 2020/2021