L’après-midi d’un faune
2007 / pour 8 danseurs / 10’
© crédit photo : Ivan Chaumeille
Conception et recréation chorégraphique Dominique Brun
D’après L’Après midi d’un faune
Chorégraphie (1912) et notation (1915) Vaslav Nijinski
Musique Claude Debussy
d’après le poème de Stéphane Mallarmé, et les costumes et décors de Léon Bakst.

La pièce chorégraphique peut être présentée dans deux versions musicales :
une version orchestrale par l'Orchestre de la Suisse Romandesous la direction d'Ernest Ansermet (Decca, 1951)
et/ou une version pour piano roll par Elie Robert Schmitz (1922)

Avec
Johann Nöhles, Caroline Baudouin, Marie-Laure Caradec ou Lina Schlageter, Clarisse Chanel,
Sophie Gérard, Mathilde Rance, Enora Rivière, Julie Salgues

Régie générale Christophe Poux
Lumières Sylvie Garot et Raphael Vincent
Costumes d’après ceux de Bakst Sylvie Skinazi
Durée : 10 minutes

CREATION 2007

L’Après-midi d’un faune de Vaslav Nijinski est considérée comme une œuvre majeure de l’histoire de la danse. Bien qu’issue d’un cadre de production classique – les Ballets russes – cette pièce inaugure la modernité en danse. L’œuvre de Nijinski permet une approche transversale d’un contexte artistique foisonnant : le poème éponyme de Stéphane Mallarmé, la musique de Claude Debussy, les décors et costumes de Léon Bakst, les phototypies d’Adolf de Meyer. Avec L’Après-midi d’un faune, c’est un pan entier de l’histoire de l’art qui se dévoile.

La recréation chorégraphique dirigée par Dominique Brun se fonde sur les potentialités de la partition chorégraphique de L’Après-midi d’un faune, élaborée par Vaslav Nijinski à partir du système Stepanov en 1915. Dans les années 80, cette partition a fait l’objet d’une transcription en système Laban par Ann Hutchinson-Guest et Claudia Jeschke. Le travail de reconstitution s’est nourrit également d’autres sources : les témoignages des critiques de l’époque, ceux de Bronislava Nijinska, sœur de Nijinski, les phototypies du baron Adolf de Meyer. Elle est le fruit d’un long et précis travail en studio avec les danseurs.