Zugunruhe, état d’agitation avant la migration
2017 / UN DUO AVEC TATIANA JULIEN / 60'
© Marc Domage
Création 20 et 21 janvier 2017 au CDC Atelier de Paris - Carolyn Carlson
Chorégraphie Sylvain Prunenec Assistant chorégraphie Olivia Grandville

Interprétation Sylvain Prunenec et Tatiana Julien

Conseiller musical Ryan Kernoa
Espace sonore Jérôme Tuncer
Lumière Sylvie Garot
Régie générale Christophe Poux
Production Ryan Kernoa et Marc Pérennès

Durée : 60 mn

Production Association du 48.
Coproduction Paris Réseau Danse (CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson, L'étoile du nord-scène conventionnée danse, micadanses-ADDP, studio Le Regard du Cygne-AMD XXe) Avec le soutien de Format, du Carreau du Temple et de la Briqueterie CDC Val-de-Marne (mises à disposition d’espaces de travail).


Sylvain Prunenec est en résidence longue partagée depuis 2015 à Paris Réseau Danse (CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson, L'étoile du nord-scène conventionnée danse, micadanses-ADDP, studio Le Regard du Cygne-AMD XXe).

L’Association du 48 est soutenue par la DRAC Île-de-France / Ministère de la culture et de la communication au titre de l’aide à la structuration, par la Région Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.

PRESSE

 

« Magnifique et émouvant duo sur l’état d’agitation avant la migration interprété par Sylvain Prunenec et Tatiana Julien. (…)
Zugunruhe
est une magnifique pièce qui, bien que toute en douceur, raconte la vie, l’actualité, les souffrances, l’amitié, l’injustice, la nature, la société, la relation à l’autre et l’aventure… »

Sophie Lesort in dansercanalhistorique.fr

 

NOTE D’INTENTION

« Zugunruhe : Le terme vient de l’allemand Zug : mouvement, migration et Unruhe : inquiétude, anxiété (lui-même venant de un : particule de négation et Ruhe : quiet, calme). En allemand, les oiseaux migrateurs sont nommés Zugvögel. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zugunruhe

ICI un lien vers une interview de Sylvain Prunenec au sujet de la pièce

Il s’agit d’un duo dansé par Sylvain Prunenec et Tatiana Julien. D’une durée de 60 mn environ, il sera créé́ le 20 janvier 2016 au CDC Atelier de Paris – Carolyn Carlson dans le cadre de la résidence longue de Sylvain Prunenec à Paris Réseau Danse.

Le terme Zugunruhe décrit l’état d’agitation qui précède la migration chez les oiseaux migrateurs.
Il s’agit littéralement d’une métaphore qui habite des questions de déplacement, d’entre deux, de territoire nouveau, d’identité et de multiplicité mais aussi des questions liées au corps, d’agitation, d’intranquilité, et plus loin encore d’élan, d’allant, d’énergie vitale.
Elle est à la fois source de la recherche et ce qui la nomme.
En filigrane, les oiseaux et Fernando Pessoa sont des figures qui nourrissent l’imaginaire de ce travail.

Si le vocable migration peut-être entendu ici dans tous les sens, Sylvain Prunenec, accompagné cette fois de Tatiana Julien, souhaite à nouveau questionner les motifs multiples de l’identité et les rôles que joue tout un chacun.
Il s’agira d’un solo à deux danseurs-chorégraphes où chaque danseur peut devenir le lieu de l’autre, dans lequel l’un peut-être l’hétéronyme de l’autre, son double possible, et inversement.

Pessoa écrit « Je ne change pas, je voyage » en parlant de ses multiples identités ou hétéronymes.

Si l’identité objective fait l’objet d’une appropriation subjective, le sentiment d’identité, lui, reste susceptible d’évoluer et de migrer. Certaines étapes de la vie induisent des évolutions identitaires, plus ou moins fortes, plus ou moins intranquilles.
L’agitation serait alors ce trouble profond qui se manifeste extérieurement, et l’écriture chorégraphique son expression possible.

« Dans un mouvement continu et irrégulier, deux corps baladent leur regard inquiet sur le pic d’un paysage inconnu, sauvage. Agitation avant la migration. Intranquilité. Elan. ». Sylvain Prunenec